Améliorer l’enseignement des mathématiques : soutenir les élèves pour une transition réussie entre l’école primaire et l’école secondaire (9)

Voici, enfin, le dernier article de cette série consacrée à la traduction de la recherche sur l’enseignement des mathématiques réalisées par EEF.

Il y a un écart important quand à l’apprentissage des mathématiques lors du passage du primaire au secondaire en Angleterre  (en CF également).

Par exemple, une recherche sur le niveau en Angleterre a révélé qu’à la fin de l’année 7 – une année complète après le passage à l’école secondaire – la performance des élèves à un test de numératie (du niveau primaire) était inférieure à celle de fin d’année 6.

Il est clair que les écoles devraient être soucieuses d’aider les élèves à vivre une transition efficace. Les recherches suggèrent certaines considérations clés :

  1. Les enseignants du primaire et du secondaires développent-elles une compréhension partagée du curriculum, de l’enseignement et de l’apprentissage ?
    Les enseignants du primaire et du secondaire sont susceptibles d’être plus efficaces s’ils connaissent le programme de mathématiques et les méthodes d’enseignement de leurs homologues.
  2. Comment les enseignants du primaire s’assurent-ils que les élèves ont des connaissances et une compréhension suffisantes ?
  3. Lorsque les élèves arrivent en 7e année (1e année du secondaire), les enseignants du secondaire connaissent-ils bien leurs forces et leurs faiblesses ? Les résultats du CEB ne leur étant pas communiqué, il semble pertinent de réaliser une évaluation diagnostique portant sur les connaissances acquises au primaire dès l’entrée dans le secondaire.  Ceci afin de fournir un soutien adapté aux élèves.
  4. Comment les élèves sont-ils regroupés en cours de mathématiques lorsqu’ils entrent en 7e année (1e année du secondaire) ?
    Les recherches suggèrent que le regroupement des élèves en classes de mathématiques en fonction de leur niveau antérieur («regroupement par aptitudes») n’entraîne pas, en moyenne, une augmentation globale des résultats et peut même creuser des écarts de rendement. Ce regroupement par niveau a un impact légèrement négatif sur les élèves affectés à des classes regroupant les élèves en difficulté, bien que les élèves affectés à des classes regroupant les élèves les plus performants puissent en bénéficier légèrement. Les élèves défavorisés socialement sont plus susceptibles d’être affectés à des classes «inférieures», ce qui risque d’entraîner un élargissement du fossé entre les élèves défavorisés et leurs pairs.
Huin Fabrice

Huin Fabrice

Conseiller pédagogique mathématiques DI, à Wallonie-Bruxelles Enseignement - Auteur Editions Van In - Microsoft Innovative Educator Expert

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